תעתוק
33
Dans le domaine du cinéma, c'est à Togo Mizrahi que revient le mérite d'avoir
introduit le septième art en Egypte. Il produisit lui-même de nombreux films qui
ferent le Tour du monde arabe.
Le Sport
Le sport juif égyptien fut brillamment défendu par des juifs dans les rencontres
nationale et internationale. Aux jeux Olympiques de 1928 sur huit escrimeurs délégués par
l'Egypte aux jeux Oly. cinq étaient juifs (dont le capitaine); trois arriverent aux éliminatoires
pour la finale, tandis que le capitaine, Salvator Cicurel, faisait briller en finale les couleurs
égyptiennes.
L'équipe Maccabi de Basket-Ball fut championne d'Egypte plusieurs années de suite
et plusieurs joueurs furent sélectionnés dans l'équipe égyptienne pour participer à des
rencontre internationales. Ils recueillirent un nombre impressionnant de coupes.
En tennis Naffer et Cohen représenterent l'Egypte dans les tournois internationaux et
remporterent plusieurs coupes.
Isaac Amiel et Solomonichio, enfin, furent champions d'Egypte de boxe.
Les groupements de boy-scouts Maccabi et Hacoah au Caire et à Alexandrie
Maccabi et Hashmonaim se distinguaient parmi les groupements égyptiens.
L'Egypte comptait 4 clubs sportifs juifs: deux au Caire, un à Heliopolis et un
à Alexandrie.
Isaac Amiel, boxeur, était aussi également un sioniste ardent et l'animateur des
activités sportives et du scoutisme juifs au Caire. Sous son impulsion, des équipes de sportifs
juifs furent déléguées aux Maccabiades de Palestine. Les clubs juifs n'étant pas
exclusifs, des Egyptiens qui en exprimerent le désir furent admis et entretinrent des
relations parfaitement cordiales avec leurs camarades juifs. C'est ainsi que Rohmy,
champion égyptien de lutte et de poids et H. Taha, fit partie de la délégation juive
aux Maccabiades de Palestine.
Toute cette période du sport juif en Egypte s'étendit entre la fin de la première guerre mondiale
et la guerre de 1948 contre Israël.
Jacques Goher, "superviseur" des sports en Egypte, nommé à ce poste par le
roi Farouk, et membre dans les fonctions par Farouk.
(24)
La culture française et les écrivains juifs d'Egypte.
On peut attribuer l'importance de l'influence culturelle de la France en Egypte à deux facteurs
essentiels: d'une part la présence continue de personnalités et d'institutions françaises en Egypte
depuis Napoléon 1er, d'autre part l'existence d'une population francophone ouverte à cette influence
dont la communauté juive. La culture française s'est imposée comme la culture étrangère prédominante dans
ce pays.
a) Le facteur français:
On sait ce que furent pour le développement de l'égyptologie, des savants comme Champollion,
Mariette, Maspero et les conservateurs de leurs oeuvres, conservateurs du Musée pharaonique
qui étaient tous français; le dernier Driotton, fut expulsé d'Egypte comme tous les Français en
1956, à la suite de la guerre du Sinaï.
Dans les écoles juives l'enseignement était dispensé en français et dont l'influence fut considérable.
La langue française était l'unique langue pratiquée dans les tribunaux et ministères.
b) Le public francophone étranger et les juifs.
700 000 étrangers vivaient en Egypte, parmi lesquels 20 000 Français. La guerre du Sinaï
devint marquer le déclin de cette présence: tous les Français furent expulsés ou émigrèrent ainsi que
de nombreux juifs. La culture française perdit ainsi une large part de son influence.
Les 85 000 juifs d'Egypte employaient, avec le français, les promoteurs de l'usage de la langue
française était le plus répandu. Ces juifs de tous les origines étaient, dans chaque cité, réunis en une
communauté unique, et communiquaient entre eux en français. Un réseau scolaire important, implanté dans
toutes les villes où existait une concentration de population juive auquel il faut y ajouter les écoles
de l'Alliance Israélite française. Dans toutes ces écoles l'enseignement se donnait en français; mais
l'étude de l'arabe, de l'anglais et de l'hébreu venait en bonne place.
Mais c'est surtout dans le domaine de la littérature et du journalisme de langue française que les
juifs d'Egypte se sont le plus brillamment illustrés, apportant ainsi leur contribution à la diffusion
et à l'éclat de cette langue en Egypte.
Léon Castro, était un ancien élève de l'Alliance Israélite Française. Le quotidien
qu'il avait fondé et dirigé "La Liberté" (organe du Wafd du temps de Saad Zaghloul Pacha) devint
ultérieurement "Le Journal d'Egypte".
"La Bourse Egyptienne", le plus important quotidien financier, écrite de langue française,
comptait plusieurs rédacteurs juifs, y compris le rédacteur en chef de l'édition d'Alexandrie.
"Le Progrès Egyptien" aussi, avec rédacteur en chef Etienne Cohen Deloro.
(35)
Dans le domaine littéraire, plusieurs noms sont à relever. Certains écrivains ont quitté l'Egypte
et se sont installés en France où ils ont acquis une notoriété, et où leurs livres ont été souvent
remarqués. Citons par exemple : Albert Adès et Albert yosefovid, Eliou; J. Finbert, Félix Bengui,
Georges Cattaui (Ces 3 derniers ont fondé au Caire la revue littéraire "L'Aurore"). Carlo Suarès,
David Cohen, Lucien Sciuto; le Grand Rabbin Preto d'Alexandrie et Max Polia furent les
fondateurs des "Cahiers juifs" qui traitaient de philosophie juive; Edmond Jabès;
Autres Personnalités marquantes :
Le juif Norman Bentwich, le premier procureur général de Palestine, était aussi professeur
à la faculté égyptienne de droit du Caire. - Juseua Bey, fameux avocat juif auprès des tribunaux
mixtes y enseignait la procédure. L'avocat du roi Mizrahi Pacha, était un maître de
[?] et était un extraordinaire spécialiste de jurisprudence.
La Presse juive en Egypte -
Le premier journaliste juif d'Egypte, Victor Zarade & Sama, plus connu sous le nom
surnom d'Abou-Nadarad, fut le fondateur de la première revue hebdomadaire qui eut
jamais paru en Egypte, qu'il avait baptisée de son surnom : "Abou Nadarah" et qui
était publiée en Arabe, français et italien.
Le second journal fondé par un juif fut "Misraim" qui paraissait au Caire
en Arabe et appartenait à Isaac Carmona. Dans le premier numéro du 27 novembre
1904, il écrivait : "Certains journaux de notre ville poursuivent depuis quelque temps une campagne
anti-sémite qui prend de jour en jour des proportions inquiétantes pour nous. Notre communauté
qui est assez nombreuse, se trouve malheureusement obligée, faute de moyens, de laisser
se prolonger cet état de choses et ne peut y porter aucun remède. La fondation dans cette
seul journal essentiellement juif publié en langue arabe devient donc d'une nécessité
absolue, car ce n'est qu'avec des armes de ce type que nous pourrons combattre nos adversaires
et sauvegarder les intérêts du judaïsme dans ce pays."
En 1916, les réfugiés juifs de Palestine créèrent au Caire une revue sioniste "La Renaissance
juive", dont les responsables étaient Menash et Alhadef. En 1917, cette revue était reprise en
main par Jacques Mostéri, président de l'Organisation sioniste du Caire. Léon Castro en prit
ensuite la direction en 1919 et succéda à Jacques Mostéri à la tête de l'Organisation sioniste du Caire.
Après la deuxième guerre mondiale, un hebdomadaire littéraire et scientifique "Le Scarabée Egyptien"
en Arabe fut fondé par les frères Horan. Parmi les principaux rédacteurs, célèbres philosophes, avocats
(36)
Taha Hussein. Enfin, au Caire paraissait le hebdo-
madaire en français "L'Aurore",
"Israël et La Voix juive"; un quatrième, "La Tribune juive" paraissaient à Alexandrie, édité
par Jacques Rolin, ensuite rédacteur en chef du Journal d'Egypte et de l'AVIL. Un cinquième
hebdomadaire "Al Chams" paraissait au Caire en arabe.
Tous les rédacteurs de ces publications étaient animés de sentiments sionistes et
cherchaient à servir les intérêts de leur communauté, tout en soutenant les revendications
égyptiennes pour l'indépendance. Là aussi on peut constater la place privilégiée de la langue
française comme langue véhiculaire des juifs.
Après les mesures d'expulsion des juifs d'Egypte, ces publications ont disparu.
Elles avaient défendu avec courage les deux causes juive et égyptienne.
Albert Stéré, rédacteur en chef de l'édition d'Alexandrie de la Bourse Egyptienne,
avait été arrêté 4 jours avant 1948. Il était président de l'organisation
sioniste révisionniste du Caire et un ami personnel de Zodolowsky, lui-même accusé
d'avoir hébergé les deux jeunes juifs palestiniens qui tuèrent Lord Moyne. L'enquête
s'était étendue à tous les membres de cette organisation au Caire et à Alexandrie.
Me Bouzabein qui en était le président à Alexandrie, fut temporairement interrogé.
Zodolowsky, arrêté au moment où il déposait des fleurs sur le tombeau des tueurs
de Lord Moyne, il se suicida dans sa cellule, ne pouvant plus supporter les sévices
auxquels il était soumis.
Les juifs d'Egypte et la première guerre mondiale. Leur participation à la
campagne des Dardanelles.
En 1916, James de Rothschild de Londres arriva en Egypte, portant l'uniforme de major
de l'armée britannique, en compagnie de Jabotinsky et d'un officier français; ils faisaient campagne
parmi les juifs palestiniens réfugiés en Egypte pour recruter des volontaires pour le "Zion Mules Corps" en
formation. Plusieurs jeunes juifs d'Egypte s'engagèrent dans cette unité intégrée à l'armée britannique.
Les chefs de ce bataillon, soumis au commandement d'un colonel britannique, étaient Jabotinsky et Trumpeldor.
Curieux, volontaires d'Egypte tombèrent dans l'accomplissement de la mission dans les Dardanelles.
תרגום לעברית
33
בתחום הקולנוע, טוגו מזרחי הוא שזכה לקרדיט על כך שהכניס את האמנות השביעית למצרים. הוא עצמו הפיק סרטים רבים שהקיפו את העולם הערבי.
הספורט
הספורט היהודי המצרי הוגן בכישרון רב על ידי יהודים במפגשים הלאומיים והבינלאומיים. במשחקים האולימפיים של 1928, מתוך שמונה סייפים שנשלחו על ידי מצרים למשחקים האולימפיים, חמישה היו יהודים (כולל הקפטן); שלושה הגיעו לשלבי המוקדמות לגמר, בעוד שהקפטן, סלבטור סיקורל, הציג בגמר את הצבעים המצריים.
קבוצת הכדורסל מכבי הייתה אלופת מצרים מספר שנים ברציפות, ומספר שחקנים נבחרו לנבחרת מצרים כדי להשתתף במפגשים בינלאומיים. הם אספו מספר מרשים של גביעים.
בטניס, נאפר וכהן ייצגו את מצרים בטורנירים בינלאומיים וזכו במספר גביעים.
יצחק עמיאל וסולומוניצ'יו, לבסוף, היו אלופי מצרים באגרוף.
קבוצות הצופים מכבי והכוח בקהיר ובאלכסנדריה, מכבי והחשמונאים, בלטו בין הקבוצות המצריות.
מצרים מנתה 4 מועדוני ספורט יהודיים: שניים בקהיר, אחד בהליופוליס ואחד באלכסנדריה.
יצחק עמיאל, מתאגרף, היה גם ציוני נלהב ומפעיל הפעילויות הספורטיביות והצופיות היהודיות בקהיר. בהשפעתו, נשלחו קבוצות של ספורטאים יהודים למכביות בפלשתינה. מכיוון שהמועדונים היהודיים לא היו בלעדיים, מצרים שהביעו רצון התקבלו וקיימו יחסים לבביים לחלוטין עם חבריהם היהודים. כך, רוחמי, אלוף מצרים בהיאבקות ובמשקולות, ו-ח. טאהא, היו חלק מהמשלחת היהודית למכביות בפלשתינה.
כל תקופה זו של הספורט היהודי במצרים נמשכה בין סוף מלחמת העולם הראשונה למלחמת 1948 נגד ישראל.
ז'אק גוהר, "מפקח" הספורט במצרים, שמונה לתפקיד זה על ידי המלך פארוק, וחבר בתפקידים על ידי פארוק.
(24)
התרבות הצרפתית והסופרים היהודים של מצרים.
ניתן לייחס את חשיבות ההשפעה התרבותית של צרפת במצרים לשני גורמים
מהותיים: מצד אחד הנוכחות המתמשכת של אישים ומוסדות צרפתיים במצרים
מאז נפוליאון הראשון, מצד שני קיומה של אוכלוסייה דוברת צרפתית הפתוחה להשפעה זו
כולל הקהילה היהודית. התרבות הצרפתית הפכה לתרבות הזרה הדומיננטית ב-
מדינה זו.
א) הגורם הצרפתי:
ידועה תרומתם של חוקרים כמו שמפוליון,
מאריאט, מאספרו ואוצרי יצירותיהם, אוצרי המוזיאון הפרעוני
שהיו כולם צרפתים; האחרון, דריוטון, גורש ממצרים כמו כל הצרפתים ב-
1956, בעקבות מלחמת סיני.
בבתי הספר היהודיים הלימודים התנהלו בצרפתית והשפעתם הייתה ניכרת.
השפה הצרפתית הייתה השפה היחידה ששימשה בבתי המשפט ובמשרדים.
ב) הציבור הזר דובר הצרפתית והיהודים.
700,000 זרים חיו במצרים, ביניהם 20,000 צרפתים. מלחמת סיני
סימנה את דעיכת נוכחות זו: כל הצרפתים גורשו או היגרו, כמו גם
יהודים רבים. התרבות הצרפתית איבדה בכך חלק ניכר מהשפעתה.
85,000 יהודי מצרים השתמשו, יחד עם הצרפתית, במקדמי השימוש בשפה
הצרפתית היה הנפוץ ביותר. יהודים אלה מכל המוצאים היו, בכל עיר, מאוחדים ב-
קהילה אחת, ותקשרו ביניהם בצרפתית. רשת בתי ספר חשובה, שהוקמה ב-
כל הערים שבהן הייתה ריכוז אוכלוסייה יהודית, אליה יש להוסיף את בתי הספר
של "אליאנס איזראליט פראנסז". בכל בתי ספר אלה הלימודים התנהלו בצרפתית; אך
לימוד הערבית, האנגלית והעברית תפס מקום חשוב.
אך בעיקר בתחום הספרות והעיתונות בשפה הצרפתית התבלטו
יהודי מצרים בצורה המבריקה ביותר, ובכך תרמו להפצת
ולזוהר של שפה זו במצרים.
ליאון קסטרו, היה בוגר של "כל ישראל חברים" (Alliance Israélite Française). היומון
שייסד וניהל "לה ליברטה" (La Liberté) (ביטאון הוואפד בתקופת סעד זע'לול פאשה) הפך
מאוחר יותר ל"לה ז'ורנל ד'אז'יפט" (Le Journal d'Egypte).
"לה בורס אז'יפסיין" (La Bourse Egyptienne), היומון הפיננסי החשוב ביותר, שנכתב בשפה הצרפתית,
מנה כמה עורכים יהודים, כולל העורך הראשי של המהדורה האלכסנדרונית.
"לה פרוגרה אז'יפסיין" (Le Progrès Egyptien) גם כן, עם העורך הראשי אטיין כהן דלורו.
(35)
בתחום הספרותי, יש לציין מספר שמות. כמה סופרים עזבו את מצרים
והתיישבו בצרפת שם רכשו מוניטין, ושם ספריהם זכו לעיתים קרובות
לתשומת לב. נציין לדוגמה: אלברט אדס ואלברט יוספוביד, אליאו; ג'. פינברט, פליקס בנגוי,
ז'ורז' קטאוי (שלושת האחרונים הללו ייסדו בקהיר את כתב העת הספרותי "ל'אורור"). קרלו סוארס,
דוד כהן, לוסיאן שיוטו; הרב הראשי פרטו מאלכסנדריה ומקס פוליה היו
מייסדי "המחברות היהודיות" שעסקו בפילוסופיה יהודית; אדמונד ז'אבס;
אישים בולטים נוספים:
היהודי נורמן בנטוויץ', התובע הכללי הראשון של פלשתינה, היה גם פרופסור
בפקולטה המצרית למשפטים בקהיר. - יוסואה ביי, עורך דין יהודי מפורסם בבתי המשפט
המעורבים לימד שם פרוצדורה. עורך דינו של המלך מזרחי פאשה, היה מומחה ל-
[?] והיה מומחה יוצא דופן למשפטים.
העיתונות היהודית במצרים -
העיתונאי היהודי הראשון במצרים, ויקטור זרדה וסאמה, הידוע יותר בשם
הכינוי אבו-נדארד, היה מייסד כתב העת השבועי הראשון ש-
אי פעם הופיע במצרים, אותו כינה בכינויו: "אבו נדארה" ושהיה
פורסם בערבית, צרפתית ואיטלקית.
העיתון השני שנוסד על ידי יהודי היה "מצרים" שהופיע בקהיר
בערבית והיה שייך ליצחק כרמונה. בגיליון הראשון מ-27 בנובמבר
1904, הוא כתב: "כמה עיתונים בעירנו מנהלים מזה זמן מה מסע
אנטישמי שמקבל מיום ליום מימדים מדאיגים עבורנו. קהילתנו
שהיא די גדולה, נאלצת למרבה הצער, מחוסר אמצעים, להניח
למצב עניינים זה להימשך ואינה יכולה להביא לו כל תרופה. הקמת
עיתון יהודי במהותו היחיד המתפרסם בשפה הערבית הופכת אפוא לצורך
מוחלט, שכן רק עם כלי נשק מסוג זה נוכל להילחם ביריבינו
ולשמור על האינטרסים של היהדות בארץ זו."
בשנת 1916, פליטים יהודים מפלשתינה הקימו בקהיר כתב עת ציוני "לה רנסנס"
היהודית", שאחראיה היו מנש ואלחאדף. בשנת 1917, כתב עת זה נלקח לידיים על ידי ז'אק מוסטרי, נשיא ההסתדרות הציונית של קהיר. ליאון קסטרו לקח לאחר מכן את הנהגתו בשנת 1919 והחליף את ז'אק מוסטרי בראש ההסתדרות הציונית של קהיר.
לאחר מלחמת העולם השנייה, שבועון ספרותי ומדעי "החיפושית המצרית"
בערבית נוסד על ידי האחים חוראן. בין העורכים הראשיים, פילוסופים מפורסמים, עורכי דין
(36)
טאחה חוסיין. לבסוף, בקהיר הופיע השבועון בצרפתית "ל'אורור",
"ישראל והקול היהודי"; רביעי, "לה טריבון ז'ואיב" הופיע באלכסנדריה, בעריכת
ז'אק רולן, לימים עורך ראשי של ז'ורנל ד'אז'יפט ושל ה-AVIL. שבועון חמישי
"אל שמס" הופיע בקהיר בערבית.
כל עורכי הפרסומים הללו היו חדורים ברגשות ציוניים ו
ביקשו לשרת את האינטרסים של קהילתם, תוך תמיכה בדרישות
המצריות לעצמאות. גם כאן ניתן לראות את המקום המיוחס של השפה
הצרפתית כשפת תקשורת של היהודים.
לאחר צעדי גירוש היהודים ממצרים, נעלמו פרסומים אלה.
הם הגנו באומץ על שתי המטרות, היהודית והמצרית.
אלברט סטרֶה, עורך ראשי של מהדורת אלכסנדריה של הבורסה המצרית,
נעצר 4 ימים לפני 1948. הוא היה נשיא הארגון
הציוני הרוויזיוניסטי של קהיר וידיד אישי של זודולובסקי, אשר הוא עצמו הואשם
באירוח שני הצעירים היהודים הפלסטינים שהרגו את לורד מוין. החקירה
התרחבה לכל חברי ארגון זה בקהיר ובאלכסנדריה.
עו"ד בוזאביין, שהיה נשיאו באלכסנדריה, נחקר זמנית.
זודולובסקי, שנעצר בעת שהניח פרחים על קבר רוצחי
לורד מוין, התאבד בתאו, לא יכול היה עוד לשאת את ההתעללויות
להן היה נתון.
יהודי מצרים ומלחמת העולם הראשונה. השתתפותם ב-
מערכת הדרדנלים.
ב-1916, ג'יימס דה רוטשילד מלונדון הגיע למצרים, לבוש במדי מייג'ור
של הצבא הבריטי, בחברת ז'בוטינסקי וקצין צרפתי; הם ערכו מסע תעמולה
בקרב היהודים הפלסטינים הפליטים במצרים לגיוס מתנדבים ל"חיל הפרדות הציוני" ב-
הקמה. כמה צעירים יהודים ממצרים התגייסו ליחידה זו שהשתלבה בצבא הבריטי.
מפקדי גדוד זה, שהיה כפוף לפיקודו של קולונל בריטי, היו ז'בוטינסקי וטרומפלדור.
באופן מוזר, מתנדבים ממצרים נפלו במילוי המשימה בדרדנלים.