שלושת המלחמות עם ישראל- 1948, 1956, 1967 (צר')

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(45) Quant à l'argent de la communauté, il était placé du bureau des investigations. Venait chaque jour au à celui de la communauté d'Alexandrie pour surveiller le règlement déposé pour leur utilisation était scru- Les arrestations avaient généralement lieu entre minuit aussitôt conduites dans des camps de concentration. Une longue période de clandestinité commençait pour leurs familles. Les internés ne pouvaient contacter leurs proches et ceux-ci ignoraient le lieu de la détention. En 1948 et 1956, les internés de nationalité égyptienne et les apatrides furent autorisés à réintégrer leur domicile après leur libération, alors que les internés de nationalité étrangère étaient expulsés. En 1967 par contre, tous les internés furent expulsés, sans distinction et conduits directement au bateau. Les trois guerres avec Israël et le déchirement des juifs d'Egypte - A) 1948 Félix Benzaken, président de l'organisation sioniste révisionniste d'Alexandrie ne fut pas appréhendé en 1948 car étant un ancien militant patriotique égyptien, protégé par Nokrachi Pacha premier ministre, Mourad Bada ministre de la Justice et le Procureur général Mahmoud Mansour, les condisciples à l'Ecole de Droit. En 1948, les juifs d'Alexandrie furent parqués dans un camp à Aboukir. Le commandant du camp était Mandouh Salem (futur chef de la police spéciale d'Alexandrie, ministre de l'Intérieur, vice président de la République et vice gouverneur militaire du pays quand le gouverneur militaire était Sadate, c'est lui qui refera[?] sauva le Président Sadate du coup d'Etat préparé par Ali Sabry, et semble Bremar Ministre.) B) 1956 Les arrestations s'abattirent de nouveau sur les juifs, les juifs de Port-Saïd eurent la chance de pouvoir partir avec leurs biens sur les navires de guerre anglais. - Mais tel ne fut pas le cas de tous les juifs. L'avocat Félix Benzaken se trouvait parmi les internés d'Alexandrie détenus dans les écoles du Caire à Abbassia. Benzaken raconte: "j'oublierai jamais la voix de Stentor d'un certain Menahem, un colosse qui réveillait le camp à l'aube en invoquant Dieu à la façon des Musulmans: "Allah Akbar, Allah Akbar!" Il fut convoqué par le commandant du camp, convaincu que Menahem cherchait à tourner en dérision le fameux cri de ralliement des "Frères Musulmans" du cheik El Bana. - Menahem réussit à convaincre le commandant que cette invocation était on ne peut plus juste et contenait du plus beau." (46) En 1948 les juifs arrêtés au Caire furent transférés dans un camp militaire britannique désaffecté depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, sur la route de l'aérodrome d'Almazga. Ce camp voisinait avec un autre, dans lequel étaient détenus des "Frères Musulmans", ceux-ci cherchèrent bientôt noise aux internés juifs comme en 1948: une bataille rangée faillit bien avoir lieu et ne fut évitée que par l'intervention de la police A Alexandrie, des arrestations eurent lieu dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre; Benghazou que son passé de militant patriote ne protégeait plus sous le régime nassérien, se trouvait parmi les personnes arrêtées cette nuit-là. Le capitaine au commissariat de police (musulman) vit Mr Benghazou et s'approcha de lui, lui disant: "Pourquoi cet air renfrogné que je vois sur votre visage? Vous a-t-on arrêté pour un acte déshonorant? Certes non! On vous a arrêté pour sionisme et vous pouvez, en tant que juif, en être fier". Puis il lui proposa une tasse de thé que Benghazou refusa poliment en le remerciant. Ils furent transférés au Caire et rejoignirent aux autres juifs du Caire à Abbassich qui furent transformées en camp de concentration. Il y avait un camp entre le Caire et Héliopolis dans lesquels étaient retenus au même titre que les juifs (des anglais et français). Les juifs étrangers furent libérés quelques jours plus tard. Ils furent d'abord transférés du camp vers une prison surpeuplée, où ils durent subir mille abus et humiliations. Heureusement pour eux, ils furent bientôt réclamés par les services consulaires de leurs pays respectifs et purent par être expulsés! De nouvelles personnes arrêtées plus tard égale- ment, le plus souvent sur dénonciation d'un voisin ou d'une autre personne, ce pouvait être, par exemple un officier de police qui désirait s'approprier leur appartement et leurs meubles pour une somme dérisoire. Cette pratique de s'approprier le bien d'autrui débuta si courante que Nasser lui-même en fut alerté et promulqua un décret ordonnant que toute vente de meubles ne pourrait être effectuée qu'en présence d'un représentant des autorités, et que le procès-verbal devait être dressé. Les nouveaux arrivants affectaient de nouvelles alarmantes sur les événements qui le dérangeaient. A l'extérieur: une rareté de nombreuses personnes, expulsées de familles entières, que l'on autorisait à emmener d'un minimum d'argent et de vêtements et que l'on embarquait sur de vieux rafiots qui tenaient à peine la mer. La solidarité juive pour le moment se faisait tant sur le plan local qu'international, les rares juifs riches dont la fortune n'avait pas été touchée, ont dû gréer à leur bourse et apportèrent une cargaison de marchandises au lieu d'abord afin de n'aider les malheureux démunis qui devaient quitter ce pays. (1948) La "Hias", la grande organisation exero-juive américaine d'aide aux réfugiés offrit son aide financière pour transporter ses frères vers l'Europe, l'Amérique du Nord ou l'Amérique Latine, les personnes qui quittaient l'Egypte. Au bout d'un mois d'internement on commença à relever les empreintes digitales des prisonniers et à les photographier, afin d'établir des caisses-pattes: les prisonniers avaient, en effet, signé une déclaration dans laquelle ils exprimaient leur volonté de quitter le pays. Ils furent furent dirigés par petits groupes de 4 ou 5 personnes vers la prison des Etrangers d'Alexandrie où ils passèrent encore quelques jours, avant d'être embarqués vers la destination qu'ils avaient choisie en accord avec la chancellerie de la communauté qui s'était donné pour tâche de reloger des exilés sur les bateaux en partance ou des pays lointains. c) 1967 La guerre de six jours Lorsque la guerre de six jours éclate, il ne restait plus en Egypte que deux à trois mille juifs de juifs, tous détenteurs de la nationalité égyptienne. Ils se croyaient en sécurité — ce sont justement ces malheureux, vieillards, adultes et adolescents qui ont souffert dans leur chair et dans leur âme. Certains auraient souhaité mourir plutôt que de devoir subir les sévices et les tortures qui furent leur lot. Les internements de 1948 et de 1956 n'étaient qu'une manifestation "courtoise" et ne fut que de l'antisémitisme. En 1967, ce fut un antisémitisme honteux et brutal qui les dénudaient à leurs cours. Etant dépouillés seulement de leur voiture, de leur appartement, de leurs meubles ou de leurs fonds de commerce, fut considéré en 1967 comme un sort enviable. En 1967, les souffrances des internés furent de loin les plus dures et les plus longues. Les détenus durent subir de nombreuses brutalités de la part de leurs geôliers et leur internement se prolongea longtemps. Ils furent envoyés au bagne de Tourah et furent molestés. Les musulmans qui se trouvaient au bagne leurs firent d'une grande aide et furent traités, dans cette commune misère, d'une amitié de loin alors. Les juifs de nationalité française furent libérés peu à peu, grâce à l'intervention des autorités consulaires de leurs pays respectifs. Une centaine d'apatrides de nationalité revendiquèrent la notre nationalité espagnole qui leur fut accordée et ont été libérés. Ainsi que nous l'avons déjà relaté, les personnes libérées furent conduites directement au bateau, sans avoir la possibilité de communiquer avec leurs familles, sans argent et sans effets personnels. Etait-ce parce que, 11 ans après la guerre de Sinaï, les officiers n'étaient plus les mêmes qu'en 1948 et en 1956. Etait-ce parce que les jeunes officiers étaient trop imprégnés de nationalisme, d'une antisémitisme aigu et d'une mauvaise misère. L'Egypte et les juifs furent les victimes (XIXe et XXe siècle) Madame M.A. Cohen Ruffy 1012 Lausanne (48) l'antisémitisme ? Etait-ce à cause de l'humeur, de la colère qui avaient succédé à la certitude d'une victoire fulgurante sur Israël ? Sans doute, tous ces facteurs se conjuguèrent. La peur que des officiers qui garderaient les internés juifs des persécuteurs féroces et des sadiques cruels, ne pouvaient se venger des Israéliens, ils s'en prirent aux juifs internés égyptiens, qui n'avaient rien à se reprocher et qui n'étaient certes pour rien dans le conflit avec Israël. Les officiers vaincus trouveront partout en eux les boucs émissaires qui paieront pour leur rancoeur et leur désillusion. Précédant le début de l'extension, à l'aube du mois de Mai, avant la fermeture du golfe d'Akaba à la navigation israélienne, des mesures commençaient d'être prises à l'encontre des juifs d'Egypte. Certains juifs employés dans des organismes publics ou privés, ou bien des fonctionnaires, reçurent des lettres de mise en congé illimité; celles-ci furent suivies d'une lettre de renvoi; certains des plus virulents furent de longue date. Le 5 juin, 350 hommes juifs, adultes et adolescents, étaient déjà internés dans les postes de police; les femmes, les mères, les enfants devaient rester sous nouvelles d'eux jusqu'au mois d'août. Dès leur arrivée dans les commissariats, les personnes arrêtées étaient immédiatement victimes de brutalités, qui n'épargnaient personne, pas même les vieillards : coups de pieds, coups de poings, gifles, coups de fouet, coups de bâtons parmi les plus grossières et les plus ordinaires. Les malheureux arrêtés restèrent plus de vingt-quatre heures dans les commissariats, entassés dans des cellules qui n'avaient pas prévues pour un tel nombre de prisonniers, privés d'eau et de nourriture, avant d'être transférés au bagne d'Abou-Zaabal, à 40 kilomètres du Caire. Voici un résumé d'un témoignage, et celui d'autres personnes internées dans le même camp: "A leur arrivée à Abou Zaabal, ces malheureux durent de nouveau subir les injures, les coups de pieds et de poings, les gifles et la fustigation avec des branches de palmiers (supplice aussi douloureux que celui du fouet). On les tondit ensuite, puis on leur prit leurs vêtements qu'on leur fit échanger contre l'uniforme des forçats; ils furent ensuite conduits dans leurs cellules. Leur vie fut un martyre jusqu'au mois de juillet. Les raclées, les injures, les humiliations étaient leur pain quotidien; on n'allait cependant jamais jusqu'à les tuer. Les prisonniers parvenaient au bout de leurs capacités de résistance et étaient envoyés à l'infirmerie. Les coups qu'ils subirent furent, pour être, après quelques semaines, presque supportables, tant ils étaient devenus une habitude quotidienne. D L'Express, 25, 12, 1967. (49) Le camp d'Abou Zaabal abritait également 100 "Frères Musulmans" qui se trou- vaient, cinq, dix, voir même treize ans, sans procès. A la promenade, semblables aux Chinois, dépenaillés, fourbus, pieds nus, juifs et "Frères musulmans" se rapprochaient malgré les différences qui les séparaient: ethniques, politiques et confessionnelles. Mais l'identité de leur niveau culturel et social favorisait la compréhension. C'est ainsi que l'on put voir juifs et "Frères musulmans", juifs et chrétiens, fraterniser dans la malheur et s'entraider; les "Frères Musulmans" faisaient partager à leurs camarades juifs leur propre expérience des camps et leur donnaient des conseils pour mieux échapper aux représailles des officiers. Il était particulièrement intéressant de voir ces "Frères Musulmans", anciens mendiants de la rue et des mégales juifs, découvrir soudainement le juif réel, si différent de l'image que la propagande avait fait d'eux et de savoir, que l'on retient bien comme un frère, parlait leur langue. Parmi les juifs emprisonnés il y avait des Karaïtes et des Rabbanites. A la tête des juifs d'Alexandrie arrêtés, se trouvaient le Grand Rabbin, le Président et Vice-Président et le Secrétaire général de la communauté. Les membres de cette communauté furent amenés au Caire par le train; à la gare on les fit sortir en rangs deux par deux, menottés aux poignets. Bousculés, couverts de crachats, ils ne durent qu'à la présence d'un officier de police d'être relâchés. On les entassa dans un car de police et on les conduisit à Abou-Zaabal où ils durent subir de nouveau humiliations et tourments; on leur fit même croire que l'on s'apprêtait à les égorger. Certains durent subir un traitement véritablement affreux. D'autres juifs qui avaient été arrêtés furent internés à Tourah, une prison destinée aux malfaiteurs condamnés aux travaux forcés; un grand nombre de "Frères Musulmans" s'y trouvaient incarcérés depuis longtemps. Là aussi, les "Frères Musulmans" qui partageaient la sort des juifs, leur témoignèrent une très vive sympathie et leur prodiguèrent aide et assistance. On put voir une véritable fraternisation entre internés juifs et "Frères Musulmans", ils donnaient ainsi une leçon exemplaire à tous les individus qui, parmi les Arabes, pensent que juifs et Arabes ne sont pas faits pour s'entendre. Les libérations intervinrent entre juillet et Novembre 1967, grâce aux interventions de la Croix Rouge internationale et des ambassades d'Espagne et de France, qui redoublèrent leurs efforts: l'ambassadeur d'Espagne alla jusqu'à s'offrir d'expulser de l'Egypte tous les juifs sépharades d'une origine espagnole afin d'obtenir ainsi la liberté. Le représentant de la (50) France interdit également beaucoup en faveur ou à témoins. Aujourd'hui, des 85000 juifs qui vivaient en Égypte, il ne subsiste plus que quelques centaines; des vestiges dans leur majorité. La dernière page de l'histoire millénaire de du judaïsme égyptien est probablement définitivement tournée. Espionnage Espionnage: L'affaire du Docteur Fritz Katz: 1960-1962 mort en 1969 Dès la guerre israélo-arabe de 1948, il y eut des cas réels d'espionnage israélien en Égypte; mais les juifs dans leur ensemble étaient d'office suspectés d'activités d'espionnage; aussi, le 2ème Bureau égyptien, appelé "El-Mabahath" (bureau des investigations) comportait un département spécial n'occupant exclusivement de (juifs). Dans ce département, chaque juif était fiché et un dossier le concernant était constitué, comprenant toutes les informations possibles à son sujet: fortune, situation de famille, activité professionnelle, occupation durant les loisirs, etc. Dr Katz chirurgien célèbre de l'Hôpital israélite d'Alexandrie Machiavélique: procès truqués, faux Moshiach, complots juifs contre les étrangers, Français. Nasser voulait un procès, malgré les problèmes politiques qu'il soulevait: il voulait un procès qui pouvait mener à sa gloire et par lequel il s'espérait s'imposer, une fois de plus, à l'admiration de son peuple et des pays arabes. L'arrestation des membres de la communauté française pour espionnage israélien contre eux, le procès fut alloué pour servir, quelques temps durant, l'appareil médiatique en Égypte et dans le monde arabe, accablant la France et la fortune de ses représentants. Nasser affirmait, grâce à ce procès, faire entrer dans l'esprit de chaque Égyptien l'image d'un Nasser, héros invincible toujours victorieux de ses ennemis, l'imagination du peuple devant être d'autant plus fortement impressionnée qu'était élevé le rang des accusés et le prestige du pays bafoué. Il s'agit du fameux procès du Caire intenté en 1961/1962 aux membres de la communauté des Biens français en Égypte. Procès extraordinaire, monté de toute pièce, dans le contexte de la politique pan-arabe de l'Égypte après l'événement de Suez; procès qui en soulevant et en créant si fortement l'opinion publique internationale que Nasser fut fait marche arrière et le faire renvoyer un an, après plusieurs semaines d'audience, non sans en avoir d'ailleurs tiré tout le bénéfice politique escompté, procès qui relèverait de la politique de prestige Nassérienne plutôt que de la chronique judiciaire. En 1956, à la suite de la guerre de Suez, les relations diplomatiques entre l'Égypte et la France: (p. 51) "Le procès du Caire" est publié en 1963. René William Thorp ancien bâtonnier au Barreau de Paris 51 sont rompues; les ressortissants français (et britanniques) résident en Egypte sont expulsés et leurs biens mis sous séquestre. En août 1958, des accords conclus à Zurich permettent la constitution de commissions britannique et française habilitées à défendre auprès des autorités égyptiennes les droits des citoyens de leur pays respectif. Dans la réalité, seul l'accord conclu avec la Grande-Bretagne fut suivi d'une exécution normale, l'Angleterre ayant rétabli ses relations diplomatiques avec l'Egypte et ayant, de surcroît, eu dépôt dans ses banques quelque cinquante million de livres sterling appartenant à l'Egypte. Après la rupture des relations diplomatiques franco-égyptiennes, les intérêts français en Egypte avaient été confiés à l'ambassade de Suisse; le 23 avril 1959 une note était adressée par le gouvernement égyptien à l'ambassadeur de Suisse (une note définissant les privilèges, dont bénéficieraient les membres de la commission des Biens français, au premier rang desquels figuraient le privilège de juridiction). Le 16 septembre 1959, le gouvernement égyptien adoptait une loi qui conférait, outre l'immunité judiciaire déjà accordée aux personnes composant la commission, le privilège de l'inviolabilité aux locaux occupés par elle, ainsi qu'à ses archives et documents. Contribution des criminels nazis au développement de l'antisémitisme en Egypte Le 9/6/67 Simon Wiesenthal publie un document donnant la liste des criminels de guerre nazis réfugiés en Egypte et dans d'autres pays arabes ainsi que les fonctions qu'ils remplissaient à cette date. Cette liste de 32 personnes, criminels de guerre parmi les plus des commandants de camps d'extermination - chefs de la Gestapo, du ministère de la propagande du Reich. Tous recherchés pour crimes de guerre par différents pays : Allemagne, Autriche, Pologne, Russie, Hongrie, France, Yougoslavie (une partie d'entre eux ont pris des noms arabes, certains convertis à l'Islam; tous occupent des postes correspondants en Egypte), aux ministère de la propagande (section israélienne), de l'Intérieur, l'état major de l'armée égyptienne armements, conseillers militaires, pilotes, parachutistes, services secrets, sécurité, entraînement des terroristes palestiniens, membres du [UNCLEAR] les mots maître égyptiens alors virulents antisémites. Les conséquences de la présence de ces hôtes d'un genre assez particulier se font sentir à tous les niveaux de la propagande : la presse est farcie de thèmes et de slogans rédigés dans l'esprit d'Hitler qui mettent à l'honneur des faits en tant que tels. Au-delà des attaques contre l'état d'Israël et le prétendu "impérialisme" sioniste, les cibles favorites sont la religion juive et le judaïsme américain. (32) Le célèbre film nazi "Le juif Süss" est donné à plusieurs reprises, bien à la télévision égyptienne sous le nom du "juif errant". Le journal libyen "Al Talia" a donné des renseignements intéressants sur les projets de propagande anti-juive de la Ligue Arabe. Le but est d'identifier les quelques vingt millions d'Arabes dans 22 pays d'Amérique Centrale, d'Amérique du Nord, d'Afrique noire et d'Asie afin de les "mobiliser dans la lutte contre l'impérialisme judéo-américain". Ce même journal "Al Talia", a écrit que la Ligue Arabe a ouvert à cet effet un bureau spécial dirigé par un certain Abdel Youssouf; ce bureau aura pour mission de répandre le slogan: "Le juif est l'ennemi de l'humanité". " "Al Akhbar", quotidien cairote, annonce quand à lui que l'Egypte l'emploie très activement à répandre une documentation anti-juive parmi les musulmans du Nigéria. Le ministère de l'Instruction Publique égyptien a offert aux autorités nigérianes de leur faire parvenir 100.000 d'une brochure intitulée "Dieu les a maudits", dans laquelle les juifs sont accusés d'avoir profané la Bible et de chercher à tuer des Musulmans et des Chrétiens pour s'assurer une place au Paradis. "Akhbar Saa" rapporte en avril 1971 que Anouar el Sadate, le Président, a, plus d'une heure durant lu et expliqué au cours du Parlement "les Protocoles des Sages de Sion", ce faux fabriqué par la propagande antisémite du tsar. " Le 16 février 1972 "Al Akhbar" publie une description de la Pâque juive: "Ils (les juifs) ont ce qu'on appelle la grande fête de Pâque, ou fête du pain azyme, qu'ils célèbrent en égorgeant un non-juif. Ensuite ils prennent un morceau de chair humaine et le mélangent aux matzot. Le rabbin lui-même joue le rôle de boucher --- Tel est notre ennemi et telle est sa nature..." Comment expliquer que dans un pays où la presse est sévèrement censurée, un quotidien de l'importance de "Al Akhbar" puisse publier une colonne aussi grossière si ce n'est l'assentiment tacite des autorités responsables"?

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תרגום לעברית
(45) באשר לכספי הקהילה, הם הופקדו ממשרד החקירות. הגיע כל יום אל אל זה של קהילת אלכסנדריה כדי לפקח ההסדר שהופקד לשימושם היה קפדני- המעצרים התרחשו בדרך כלל בין חצות מיד נלקחו למחנות ריכוז. תקופה ארוכה של מחתרת החלה עבור משפחותיהם. העצורים לא יכלו ליצור קשר עם קרוביהם ואלה לא ידעו את מקום המעצר. בשנים 1948 ו-1956, עצורים בעלי אזרחות מצרית וחסרי אזרחות הורשו לחזור לבתיהם לאחר שחרורם, בעוד שעצורים בעלי אזרחות זרה היו מגורשים. בשנת 1967 לעומת זאת, כל העצורים גורשו, ללא הבחנה ונלקחו ישירות לספינה. שלוש המלחמות עם ישראל וקריעת יהודי מצרים - א) 1948 פליקס בנזקן, נשיא הארגון הציוני הרוויזיוניסטי של אלכסנדריה לא נעצר בשנת 1948 מכיוון שהיה פעיל פטריוטי מצרי לשעבר, מוגן על ידי נוקראשי פאשה ראש הממשלה, מוראד באדה שר המשפטים והתובע הכללי מחמוד מנסור, חבריו לספסל הלימודים בבית הספר ל- משפטים. בשנת 1948, יהודי אלכסנדריה נכלאו במחנה באבוקיר. מפקד ה- מחנה היה מנדוח סאלם (לימים ראש המשטרה המיוחדת של אלכסנדריה, שר הפנים, סגן נשיא הרפובליקה וסגן מושל צבאי של המדינה כאשר המושל הצבאי היה סאדאת, הוא זה שיעשה מחדש[?] הציל את הנשיא סאדאת מההפיכה שהוכנה על ידי עלי סברי, ונראה ראש ממשלה). ב) 1956 המעצרים נפלו שוב על היהודים, ליהודי פורט סעיד היה המזל לצאת עם רכושם על ספינות מלחמה אנגליות. - אך זה לא היה המקרה של כל היהודים. עורך הדין פליקס בנזקן היה בין העצורים באלכסנדריה שנעצרו בבתי הספר של קהיר בעבאסיה. בנזקן מספר: "לעולם לא אשכח את קול הסטנטור של מנחם מסוים, ענק שהעיר את המחנה עם שחר בקריאה לאלוהים בדרך המוסלמים: "אללה אכבר, אללה אכבר!" הוא זומן על ידי מפקד המחנה, משוכנע שמנחם ניסה ללעוג לקריאת ההתכנסות המפורסמת של "האחים המוסלמים" של השייח' אל באנה. - מנחם הצליח לשכנע את המפקד שזו הייתה קריאה צודקת ביותר והכילה את היפה ביותר." (46) בשנת 1948 היהודים שנעצרו בקהיר הועברו למחנה צבאי בריטי שפורק משימוש מאז סוף מלחמת העולם השנייה, על הדרך לשדה התעופה אלמזגה. מחנה זה גבל עם אחר, שבו הוחזקו "אחים מוסלמים", אלה חיפשו עד מהרה ריב עם העצורים היהודים כמו בשנת 1948: קרב פנים אל פנים כמעט התרחש ונמנע רק על ידי התערבות המשטרה. באלכסנדריה, התרחשו מעצרים בליל 31 באוקטובר עד 1 בנובמבר; בנגאזו, שעברו כפעיל פטריוט כבר לא הגן עליו תחת המשטר הנאצרי, היה בין העצורים באותו לילה. הקפטן בתחנת המשטרה (מוסלמי) ראה את מר בנגאזו וניגש אליו, ואמר לו: "למה הבעת הפנים הזועפת הזו שאני רואה על פניך? האם עצרו אותך על מעשה מביש? ודאי שלא! עצרו אותך על ציונות ואתה יכול, כיהודי, להיות גאה בכך". ואז הציע לו כוס תה שבנגאזו סירב בנימוס תוך כדי תודה. הם הועברו לקהיר והצטרפו ליהודים האחרים מקהיר בעבאסיה שהפכו למחנה ריכוז. היה מחנה בין קהיר והליופוליס שבו הוחזקו באותה מידה כמו היהודים (אנגלים וצרפתים). היהודים הזרים שוחררו כמה ימים לאחר מכן. הם הועברו תחילה מהמחנה לכלא צפוף, שם נאלצו לסבול אלף התעללויות והשפלות. למרבה המזל עבורם, הם נדרשו עד מהרה על ידי השירותים הקונסולריים של מדינותיהם בהתאמה ויכלו להיגרש! אנשים חדשים נעצרו מאוחר יותר גם כן, לרוב על סמך הלשנה של שכן או אדם אחר, זה יכול להיות, למשל, קצין משטרה שרצה להשתלט על דירתם ועל רהיטיהם תמורת סכום זעום. נוהג זה של השתלטות על רכוש הזולת החל להיות כה נפוץ עד שנאצר עצמו הוזהר מכך ופרסם צו המורה כי כל מכירת רהיטים תוכל להתבצע רק בנוכחות נציג הרשויות, וכי יש לערוך פרוטוקול. הבאים החדשים השפיעו על אזעקות חדשות ומדאיגות על האירועים שהטרידו אותו. בחוץ: מחסור באנשים רבים, שגורשו ממשפחות שלמות, שאפשרו להם לקחת מינימום כסף ובגדים ושעלו על ספינות ישנות שכמעט לא החזיקו מעמד בים. הסולידריות היהודית באותו רגע נעשתה הן ברמה המקומית והן הבינלאומית, היהודים העשירים המעטים שעושרם לא נפגע, נאלצו לתרום מכספם והביאו מטען של סחורות למקום תחילה כדי לעזור לאומללים חסרי הכל שנאלצו לעזוב את הארץ הזו. (1948) ה"היאס", הארגון האמריקאי הגדול של עזרה לפליטים יהודים-לשעבר, הציע את עזרתו הכספית להעביר את אחיהם לאירופה, צפון אמריקה או אמריקה הלטינית, את האנשים שעזבו את מצרים. לאחר חודש של מעצר החלו ליטול טביעות אצבעות מהאסירים ולצלם אותם, כדי להקים תיקי-טפרים: האסירים, למעשה, חתמו על הצהרה שבה הביעו את רצונם לעזוב את המדינה. הם הופנו בקבוצות קטנות של 4 או 5 אנשים לבית הסוהר לזרים באלכסנדריה שם שהו עוד כמה ימים, לפני שהועלו על ספינות ליעד שבחרו ב הסכמה עם קנצלריית הקהילה ששמה לה למטרה ליישב מחדש גולים על ספינות יוצאות או בארצות רחוקות. ג) 1967 מלחמת ששת הימים כאשר פרצה מלחמת ששת הימים, נותרו במצרים רק אלפיים עד שלושת אלפים יהודים יהודים, כולם בעלי אזרחות מצרית. הם האמינו שהם בטוחים – דווקא אומללים אלה, זקנים, מבוגרים ומתבגרים, סבלו בבשרם וב נפשם. חלקם היו מעדיפים למות מאשר לסבול את ההתעללויות והעינויים שהיו מנת חלקם. המעצרים של 1948 ו-1956 היו רק ביטוי "מנומס" ולא היו אלא אנטישמיות. ב-1967, זו הייתה אנטישמיות מבישה ואכזרית שהפשיטה אותם עד ליסוד. להיות מופשטים רק ממכוניתם, מדירתם, מרהיטיהם או מקרנות המסחר שלהם, נחשב ב-1967 כגורל מעורר קנאה. ב-1967, סבלות העצורים היו ללא ספק הקשים והארוכים ביותר. העצורים נאלצו לסבול אכזריות רבות מצד סוהריהם ומעצרם נמשך זמן רב. הם נשלחו לכלא טורא ועונו. המוסלמים שהיו בכלא עזרו להם עזרה רבה וזכו, באומללות משותפת זו, לידידות מרחוק אז. היהודים בעלי האזרחות הצרפתית שוחררו בהדרגה, בזכות התערבותם של ה- הרשויות הקונסולריות של מדינותיהם בהתאמה. כמאה חסרי נתינות תבעו את האזרחות הספרדית שלנו שניתנה להם והם שוחררו. כפי שכבר סיפרנו, המשוחררים הובלו ישירות לספינה, ללא אפשרות לתקשר עם משפחותיהם, ללא כסף וללא חפצים אישיים. האם זה היה בגלל ש-11 שנים אחרי מלחמת סיני, הקצינים כבר לא היו אותם קצינים כמו ב-1948 וב-1956. האם זה היה בגלל שהקצינים הצעירים היו ספוגים מדי בלאומיות, באנטישמיות חריפה וב- עוני רע. מצרים והיהודים היו הקורבנות (המאה ה-19 וה-20) גברת מ.א. כהן רופי 1012 לוזאן (48) לאנטישמיות? האם זה היה בגלל מצב הרוח, הכעס שבאו בעקבות הוודאות של ניצחון מזהיר על ישראל? ללא ספק, כל הגורמים הללו התחברו. הפחד ש קצינים שישמרו על העצורים היהודים מפני רודפים אכזריים וסדיסטים אכזרים, לא יכלו לנקום בישראלים, הם התנפלו על היהודים המצרים העצורים, שלא היה להם מה להאשים את עצמם ושלא היו בוודאי קשורים כלל לסכסוך עם ישראל. הקצינים המובסים ימצאו בכל מקום בהם את שעיר לעזאזל שישלם על טינתם ואכזבתם. קודם לתחילת ההרחבה, עם שחר חודש מאי, לפני סגירת מפרץ אילת לשיט ישראלי, החלו להינקט צעדים נגד יהודי מצרים. חלק מהיהודים המועסקים בארגונים ציבוריים או פרטיים, או פקידי ציבור, קיבלו מכתבים של חופשה ללא הגבלה; אלה הוחלפו במכתב פיטורים; חלק מהאלימים ביותר היו ותיקים. ב-5 ביוני, 350 גברים יהודים, מבוגרים ובני נוער, כבר היו עצורים בתחנות המשטרה; הנשים, האמהות, הילדים נאלצו להישאר ללא ידיעות עליהם עד חודש אוגוסט. מיד עם הגעתם לתחנות המשטרה, העצורים היו קורבנות מיידיים של אכזריות, שלא חסכה איש, אפילו לא קשישים: בעיטות, אגרופים, סטירות, מכות שוט, מכות מקל מהגסות והרגילות ביותר. העצורים האומללים נשארו יותר מעשרים וארבע שעות בתחנות המשטרה, דחוסים בתאים שלא היו מיועדים למספר כזה של אסירים, ללא מים ומזון, לפני שהועברו לבית הסוהר אבו זעבל, 40 קילומטרים מקהיר. להלן סיכום של עדות, ושל אנשים אחרים שעוצרו באותו מחנה: "עם הגעתם לאבו זעבל, נאלצו האומללים הללו לסבול שוב את העלבונות, את הבעיטות והאגרופים, הסטירות וההצלפות בענפי דקלים (עינוי כואב כמו זה של השוט). לאחר מכן גילחו אותם, ואז לקחו מהם את בגדיהם ש" החליף את מדיהם במדי אסירים; לאחר מכן הם הובלו לתאיהם. חייהם היו סבל עד חודש יולי. המכות, העלבונות, ההשפלות היו לחם חוקם; אולם, לעולם לא הגיעו עד כדי הריגתם. האסירים הגיעו לקצה יכולת ההתנגדות שלהם ונשלחו למרפאה. המכות שספגו הפכו, לאחר מספר שבועות, כמעט נסבלות, עד כדי כך שהפכו להרגל יומיומי. D L'Express, 25, 12, 1967. (49) מחנה אבו זעבל אכלס גם 100 "אחים מוסלמים" אשר שהו, חמש, עשר, ואף שלוש עשרה שנים, ללא משפט. בטיול, דומים לסינים, מרופטים, עייפים, יחפים, יהודים ו"אחים מוסלמים" התקרבו למרות ההבדלים שהפרידו ביניהם: אתניים, פוליטיים ודתיים. אך זהות רמתם התרבותית והחברתית קידמה את ההבנה. כך ניתן היה לראות יהודים ו"אחים מוסלמים", יהודים ונוצרים, מתאחים בצרתם ועוזרים זה לזה; ה"אחים המוסלמים" שיתפו את חבריהם היהודים בניסיונם שלהם מהמחנות ונתנו להם עצות כיצד להימלט טוב יותר מנקמת הקצינים. היה מעניין במיוחד לראות את ה"אחים המוסלמים" הללו, קבצני רחוב לשעבר ומגלים יהודים, מגלים לפתע את היהודי האמיתי, כה שונה מהתדמית שהתעמולה יצרה עליהם ולדעת, שמי שזוכרים היטב כאח, דיבר בשפתם. בין היהודים הכלואים היו קראים ורבניים. בראש יהודי אלכסנדריה העצורים, עמדו הרב הראשי, הנשיא וסגן הנשיא והמזכיר הכללי של הקהילה. חברי קהילה זו הובאו לקהיר ברכבת; בתחנה הוציאו אותם בשורות שניים-שניים, אזוקים בידיהם. נדחפים, מכוסים ביריקות, הם ניצלו רק בזכות נוכחותו של קצין משטרה ששחרר אותם. הם נדחסו לאוטובוס משטרה והובלו לאבו-זעבל שם נאלצו לסבול שוב השפלות ועינויים; הם אף גרמו להם להאמין שהם עומדים לשחוט אותם. חלקם נאלצו לעבור טיפול איום באמת. יהודים אחרים שנעצרו נכלאו בטורה, בית סוהר המיועד לעבריינים שנידונו לעבודות פרך; מספר רב של "אחים מוסלמים" היו כלואים שם זמן רב. גם שם, ה"אחים המוסלמים" שחלקו את גורל היהודים, גילו כלפיהם אהדה עזה מאוד והעניקו להם עזרה וסיוע. ניתן היה לראות אחווה אמיתית בין עצורים יהודים ו"אחים מוסלמים", הם נתנו בכך שיעור לדוגמה לכל הפרטים אשר, בקרב הערבים, חושבים שיהודים וערבים אינם נועדו להסתדר. השחרורים התרחשו בין יולי לנובמבר 1967, הודות להתערבויות של הצלב האדום הבינלאומי ושל שגרירויות ספרד וצרפת, אשר הכפילו את מאמציהם: שגריר ספרד אף הציע לגרש ממצרים את כל היהודים הספרדים ממוצא ספרדי כדי להשיג בכך את החופש. נציג ה- (50) צרפת גם אסרה הרבה לטובת או לעדים. היום, מתוך 85,000 היהודים שחיו במצרים, נותרו רק כמה מאות; שרידים ברובם. העמוד האחרון של ההיסטוריה בת אלף השנים של היהדות המצרית כנראה נסגר סופית. ריגול ריגול: פרשת ד"ר פריץ כץ: 1960-1962 נפטר ב-1969 כבר ממלחמת ישראל-ערב של 1948, היו מקרים אמיתיים של ריגול ישראלי ב- מצרים; אך היהודים בכללותם נחשדו אוטומטית בפעילויות ריגול; כמו כן, הלשכה השנייה המצרית, שנקראה "אל-מבאחת'" (לשכת החקירות) כללה מחלקה מיוחדת שעסקה באופן בלעדי ב(יהודים). במחלקה זו, כל יהודי תויק ונוצר תיק לגביו, שכלל את כל המידע האפשרי אודותיו: הון, מצב משפחתי, פעילות מקצועית, עיסוק בזמן פנאי, וכו'. ד"ר כץ, מנתח מפורסם מבית החולים היהודי באלכסנדריה מקיאווליסטי: משפטים מבוימים, משיח שקר, קנוניות יהודיות נגד ה- זרים, צרפתים. נאצר רצה משפט, למרות הבעיות הפוליטיות שהוא העלה: הוא רצה משפט שיכול להוביל לתהילתו ודרכו הוא קיווה לכפות את עצמו, פעם נוספת, על הערצת עמו והמדינות הערביות. מעצר חברי הקהילה הצרפתית בגין ריגול ישראלי נגדם, המשפט הוקצה לשרת, למשך זמן מה, את המנגנון התקשורתי במצרים ובעולם הערבי, כשהוא מאשים את צרפת ואת הונם של נציגיה. נאצר טען, בזכות משפט זה, להחדיר לתודעתו של כל מצרי את דמותו של נאצר, גיבור בלתי מנוצח תמיד מנצח את אויביו, דמיונו של העם צריך להיות חזק יותר מושפע ככל שדרגת הנאשמים ויוקרת המדינה שנפגעה היו גבוהות יותר. מדובר במשפט המפורסם בקהיר שהוגש ב-1961/1962 נגד חברי קהילת ה- נכסים צרפתיים במצרים. משפט יוצא דופן, שהורכב מכל וכל, בהקשר של הפוליטיקה הפאן-ערבית של מצרים לאחר אירוע סואץ; משפט שבהעלותו וביצירת דעת קהל בינלאומית כה חזקה שנאצר נסוג לאחור וגרם לפיטוריו שנה אחת, לאחר מספר שבועות של דיונים, לא בלי שקיבל מכך את כל התועלת הפוליטית המצופה, משפט ששייך יותר למדיניות היוקרה של נאצר מאשר לכרוניקה משפטית. בשנת 1956, בעקבות מלחמת סואץ, היחסים הדיפלומטיים בין מצרים לצרפת: (עמ' 51) "משפט קהיר" פורסם בשנת 1963. רנה וויליאם תורפ, לשעבר ראש לשכת עורכי הדין ב- פריז 51 נשברים; אזרחים צרפתים (ובריטים) המתגוררים במצרים מגורשים ורכושם מוחרם. באוגוסט 1958, הסכמים שנחתמו בציריך אפשרו את הקמתן של ועדות בריטיות וצרפתיות המוסמכות להגן בפני הרשויות המצריות על זכויות אזרחי מדינותיהן. בפועל, רק ההסכם שנחתם עם בריטניה בוצע כרגיל, שכן אנגליה חידשה את יחסיה הדיפלומטיים עם מצרים, ויתרה מכך, הפקידה בבנקיה כחמישים מיליון לירות שטרלינג השייכות למצרים. לאחר ניתוק היחסים הדיפלומטיים הצרפתיים-מצריים, האינטרסים הצרפתיים במצרים הופקדו בידי שגרירות שוויץ; ב-23 באפריל 1959 נשלח מכתב על ידי ממשלת מצרים לשגריר שוויץ (מכתב המגדיר את ההטבות שמהן ייהנו חברי הוועדה לענייני רכוש צרפתי, ובראשן עמדה חסינות שיפוטית). ב-16 בספטמבר 1959, ממשלת מצרים אימצה חוק שהעניק, בנוסף לחסינות השיפוטית שכבר ניתנה לאנשים המרכיבים את הוועדה, את הפריבילגיה של אי-הפרה למתחמים שתפסה, וכן לארכיוניה ולמסמכיה. תרומתם של פושעים נאצים להתפתחות האנטישמיות במצרים ב-9/6/67 פרסם שמעון ויזנטל מסמך המפרט את רשימת פושעי המלחמה הנאצים שנמלטו למצרים ולמדינות ערביות אחרות, וכן את התפקידים שמילאו בתאריך זה. רשימה זו של 32 איש, פושעי מלחמה מהגדולים ביותר מפקדי מחנות השמדה - ראשי הגסטפו, משרד התעמולה של הרייך. כולם מבוקשים בגין פשעי מלחמה על ידי מדינות שונות: גרמניה, אוסטריה, פולין, רוסיה, הונגריה, צרפת, יוגוסלביה (חלק מהם אימצו שמות ערביים, חלקם התאסלמו; כולם תופסים תפקידים מקבילים במצרים), במשרד התעמולה (מדור ישראלי), הפנים, המטה הכללי של הצבא המצרי חימושים, יועצים צבאיים, טייסים, צנחנים, שירותים חשאיים, ביטחון, אימון של טרוריסטים פלסטינים, חברים ב-[UNCLEAR] המילים המצריות השולטות אז אנטישמיות ארסיות. ההשלכות של נוכחותם של אורחים מסוג די מיוחד זה מורגשות בכל רמות התעמולה: העיתונות ממולאת בנושאים ובסיסמאות שנכתבו ברוח היטלר המכבדות עובדות כשלעצמן. מעבר להתקפות נגד מדינת ישראל וה"אימפריאליזם" הציוני כביכול, המטרות המועדפות הן הדת היהודית ו- היהדות האמריקאית. (32) הסרט הנאצי המפורסם "היהודי זיס" מוצג מספר פעמים, אף בטלוויזיה המצרית תחת השם "היהודי הנודד". העיתון הלובי "אל-טליה" מסר מידע מעניין על תוכניות התעמולה האנטי-יהודית של הליגה הערבית. המטרה היא לזהות את כעשרים מיליון הערבים ב-22 מדינות במרכז אמריקה, צפון אמריקה, אפריקה השחורה ואסיה כדי "לגייס אותם למאבק נגד האימפריאליזם היהודי-אמריקאי". אותו עיתון "אל-טליה" כתב כי הליגה הערבית פתחה לשם כך משרד מיוחד בראשות אדם בשם עבדל יוסוף; משרד זה יהיה ממונה על הפצת הסיסמה: "היהודי הוא אויב האנושות". "אל-אח'באר", יומון קהירי, מודיע מצידו כי מצרים מעסיקה אותו באופן פעיל מאוד בהפצת תיעוד אנטי-יהודי בקרב המוסלמים בניגריה. משרד החינוך המצרי הציע לרשויות הניגריות לשלוח להן 100,000 עותקים של חוברת בשם "אלוהים קילל אותם", שבה היהודים מואשמים בחילול התנ"ך ובניסיון להרוג מוסלמים ונוצרים כדי להבטיח לעצמם מקום בגן עדן. "אח'באר סאעה" מדווח באפריל 1971 כי אנואר סאדאת, הנשיא, קרא והסביר במשך למעלה משעה במהלך הפרלמנט את "הפרוטוקולים של זקני ציון", זיוף שיוצר על ידי התעמולה האנטישמית של הצאר. ב-16 בפברואר 1972 "אל-אח'באר" מפרסם תיאור של הפסח היהודי: "להם (ליהודים) יש את מה שנקרא חג הפסח הגדול, או חג המצות, שהם חוגגים בשחיטת לא-יהודי. לאחר מכן הם לוקחים חתיכת בשר אדם ומערבבים אותה עם המצות. הרב עצמו משחק את תפקיד הקצב --- זהו אויבנו וזוהי טבעו..." כיצד ניתן להסביר שבאומה שבה העיתונות מצונזרת בחומרה, יומון בחשיבות של "אל-אח'באר" יכול לפרסם טור כה גס רוח אם לא בהסכמה שבשתיקה של הרשויות האחראיות"?

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